Bio : 12,617 Md€ de CA en 2025 (vs 12,176 Md€ en 2024), début de « rééquilibrage » en GMS (Agence bio)

News Tank Agro - Paris - Actualité n°444836 - Publié le
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Laurence Hohn, directrice adjointe de l’Agence Bio, et Bruno Martel, président, le 16/06/2026 - ©  News Tank

12,617 Md€, tel est le montant du marché français de la consommation bio en 2025, soit une hausse de 3,6 % par rapport à 2024 (12,176 Md€), comme le dévoile l’Agence bio, le 16/06/2026. Le marché bio progresse en valeur, mais aussi en volume, avec une hausse de 2 % (contre 0,3 % pour le marché alimentaire global). La part de bio dans la consommation des ménages atteint ainsi 5,8 %, en légère augmentation par rapport à 2023 et 2024.

« Cette consommation reprend dans tous les canaux et est notamment portée par les bonnes performances de tous les opérateurs bio en distribution spécialisée, qui tirent pour à peu près deux tiers la croissance des ventes en bio », déclare Laurence Hohn, directrice adjointe de l’Agence bio.

Les 2 601 magasins bio spécialisés enregistrent ainsi une croissance de 8,5 % de leurs ventes (dont 5,6 % en volume), réunissant 30 % du marché du bio en 2025 (vs 27 % en 2024), tandis que la grande distribution renoue avec une croissance en valeur, à 1,2 %, et représente désormais 46 % des ventes en bio pour la consommation à domicile (vs 50 % en 2024). « Nous avions un repositionnement de la grande distribution vers des produits plus accessibles, des MDD Marques de distributeurs . Un rééquilibrage semble devoir s’amorcer », selon la directrice adjointe.

La vente directe progresse également de 3,8 %, portée par 28 452 producteurs vendant en circuit court, soit 47 % des fermes bio françaises. Les ventes de bio des artisans-commerçants augmentent, pour leur part, de 1,4 %.

La RHD Restauration Hors Domicile progresse de 10 %, notamment portée par la hausse de 17 % des fruits et légumes frais bio en restauration collective. En 2025, elle pesait 887 M€, répartis ainsi :
• 552 M€ pour la restauration collective (+ 6,9 % par rapport à 2024) ;
• 335 M€ pour la restauration commerciale (+ 1,2 %).


Une hausse notamment portée par les fruits et légumes

« La dynamique de produit est portée de façon inégale selon les typologies et les familles de produits », indique Laurence Hohn. Les ventes de fruits et légumes, en hausse de 7,3 % en valeur, dont 4,8 % dus aux volumes, ainsi que celles des produits d’épicerie et BRSA (boissons rafraîchissantes sans alcool), concentrent près de 60 % de la croissance du marché bio en 2025. Les fruits connaissent une croissance particulièrement forte, à 7,8 %, contre 2,7 % en 2024.

Parmi les autres familles de produits :

  • les ventes d’œufs, qui portent à eux seuls 14 % de la croissance du marché bio en 2025, sont en croissance de 9,5 % en valeur et 7,5 % en volume ;
  • les produits de la boulangerie-pâtisserie confirment leur trajectoire positive retrouvée en 2024, avec 6,2 % de croissance ;
  • les ventes de volaille bio augmentent en grande distribution, en magasins bio et en vente directe, pour atteindre 4,9 % de croissance en valeur (4,1 % en volumes). La viande bovine est en croissance de 4,8 % en valeur, malgré une légère baisse des volumes vendus (-1,6 %) ;
  • les ventes de produits laitiers, contribuant à 9 % de la croissance en 2025, croissent de 4,8 % en valeur et 4,5 % en volume, dans tous les circuits.

Le poids des importations légèrement en baisse

Le poids des importations diminue d’un point en 2025, pour représenter 28 % des produits bio consommés en France (vs 29 % en 2024). Parmi les imports, 47 % sont issus de l’UE Union européenne , et 53 % de pays tiers. 47 % des imports sont constitués de produits tropicaux, telles les bananes, le cacao, le thé ou le café, non substituables. Moins de 3 % des importations concernent les vins, les viandes et la crémerie.

À l’inverse, les exportations de bio augmentent de 1 % en 2025, à 1,193 Md€. Les exportations sont à 56 % vers les autres pays de l’UE et à 44 % vers les pays tiers. « La stabilisation des exportations est notamment due à la surreprésentation des vins, qui représentent 53 % des exportations, de l’épicerie (23 %) et des fruits et légumes (11 %). Les produits laitiers représentent, à eux seuls, 6 % des exports bio en valeur », déclare Bruno Martel, président de l’Agence bio. Le vin connaît toutefois une légère déprise, à -1,8 % (-12 M€).

Le nombre de fermes bio en recul pour la première fois

Le nombre de fermes engagées en bio connaît, pour la première fois, un solde négatif, à -1,3 %, pour s’établir à 61 159 en 2025 (vs 61 947 en 2024, -788 producteurs), « dans un contexte général où l’agriculture perd à peu près 3,6 % des fermes au niveau national chaque année », indique Bruno Martel. La SAU Surface agricole utile bio se maintient à 10 % de la SAU française, soit 2,69 Mh, en baisse depuis trois années consécutives (-1,1 % par rapport à 2024). Au total, 17,3 % des agriculteurs français sont engagés en bio.

Les grandes cultures et les cultures fourragères, qui représentent 44 % de la SAU bio en 2025 (vs 45 % en 2024), sont les plus touchées par la perte de surfaces, avec une baisse de 46 540 ha. À l’inverse, les surfaces en fruits bio augmentent pour atteindre 70 519 ha (+ 4 %), après une stabilisation en 2024 et une baisse entre 2022 et 2023 (-2 %). De même, les surfaces de légumes sont en hausse pour atteindre 43 022 ha (+ 2 %). Tous les cheptels sont en recul, sauf l’apiculture (+ 1,5 % de fermes, + 1 % de ruches).

« En mai 2026, avec l’engagement des agriculteurs dans les déclarations PAC Politique Agricole Commune , nous avons de nouvelles fermes qui se sont engagées dans des phases de conversion. Nous avons des signaux qui nous permettent d’être optimistes pour des filières qui ont baissé en 2025, notamment la filière laitière et la filière viande bovine », selon le président de l’Agence bio.

« Nous sommes dans un processus de recrutement quasiment abouti, qui connaîtra une finalité le 25/06/2026, avec la tenue d’un conseil d’administration exceptionnel. Nous tiendrons une position sur une proposition de nouvelle direction », déclare Bruno Martel, interrogé sur le remplacement de Laure Verdeau, ancienne directrice de l’Agence Bio • Groupement d’intérêt public de promotion de l’agriculture biologique en France • Création  : novembre 2001 • Missions  : - gérer les notifications des producteurs et autres entreprises… , dont le mandat, terminé en janvier 2026, n’avait pas été renouvelé. Depuis le début de l’année, Laurence Hohn, en tant que directrice adjointe, assure le management des équipes et la suppléance.

Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique (Agence bio)

Groupement d’intérêt public de promotion de l’agriculture biologique en France
Création  : novembre 2001
Missions  :
- gérer les notifications des producteurs et autres entreprises certifiés ;
- communiquer et informer le grand public et les professionnels sur l’agriculture biologique et ses produits, son impact environnemental, social et territorial ;
- gérer la marque AB à des fins de communication ;
- développer et approfondir l’observatoire national de l’agriculture biologique ;
- faciliter la concertation entre partenaires et contribuer à la structuration des filières grâce au Fonds, au développement des marchés et des dynamiques interprofessionnelles.
• Chiffres clés :
- Membres : Ministère de l’Agriculture, ministère de la Transition, la Coopération agricole, les chambres d’agriculture, la Fnab, Synabio, FCD
• Président : Bruno Martel (depuis janvier 2026)
• Directeur général : Sylvain Reverchon (à compter du 01/07/2026)
Contact  : Adeline Corus, service presse


Catégorie : Agences et opérateurs publics


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Fiche n° 15705, créée le 16/05/2024 à 16:52 - MàJ le 23/06/2026 à 17:46

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Laurence Hohn, directrice adjointe de l’Agence Bio, et Bruno Martel, président, le 16/06/2026 - ©  News Tank